Les rencontres de formation dans l'Opus Dei

Anne-Marie est membre de l’Opus Dei depuis 25 ans. Elle nous raconte la rencontre de formation à laquelle elle vient de participer.

Témoignages personnels

Pendant 5 jours, vous avez étudié de la théologie, approfondi des écrits du Pape tout en priant. Pouvez-vous nous dire ce que cette formation vous apporte ? 

Les rencontres de formation sont importantes pour moi car elles me permettent d’approfondir les assises de ma foi. Chaque année, nous abordons un sujet différent. Les cours sont assurés par un prêtre de l’Oeuvre, docteur en théologie. Un livret sur le sujet étudié nous est remis dès le premier jour pour nous permettre de mieux suivre l’enseignement et d’avoir un résumé du cours. Chaque chapitre est commenté par notre professeur qui répond à nos nombreuses questions. Voici quelques thèmes abordés ces dernières années : la Bible, la théologie fondamentale, la morale fondamentale, l’au-delà, les sept sacrements. Cette année nous avons étudié la « création ». 

Ces rencontres nous permettent aussi d’étudier les écrits du Saint Père qui nous aident à mieux vivre notre vie de chrétiennes. L’une des dernières encycliques, « Spe salvi » nous a permis de méditer sur l’espérance. L'homme et la femme ont été créés pour vivre en union avec Dieu éternellement. Sur terre, notre foi en Dieu est portée par l’espérance. Au cas où nous ne pourrions plus parler à personne, nous pouvons toujours avoir recours à Lui.

Les rencontres nous permettent aussi d’avoir de longs moments de prière devant le Saint Sacrement. C’est là que nous pouvons reprendre des forces pour qu’une fois revenues chez nous, nous puissions être apostoliques et annoncer à ceux qui nous entourent notre foi et notre espérance en Dieu.

Chaque année, vous consacrez 5 ou 6 jours à cette session de formation. Cela ne vous lasse-t-il pas ?

Les rencontres sont toujours pour moi des moments privilégiés de ressourcement. Si cela me donne l’occasion de prier plus intensément, c’est aussi un temps d’échange avec mes amies de l'Opus Dei. Nous sommes en général une trentaine de personnes à nous retrouver à ces rencontres. Chacune relate ce qu’elle fait dans sa région ou dans son pays d’origine, pour celles qui viennent de l’étranger. Enfin, je termine en disant que c’est aussi un temps de repos qui nous permet de reprendre des forces, aspect non négligeable.

Votre mari n’est pas de l’Opus Dei. Accepte-t-il facilement que vous partiez ainsi sans lui ?

En effet, Geoffroy ne fait pas partie de l’Opus Dei. Je dois dire qu’il a toujours respecté ma liberté et ne s’est jamais plaint de mes absences annuelles. Je dois ajouter qu’il s’est bien débrouillé pour s’occuper de nos enfants lorsqu’ils étaient petits et ces derniers étaient très heureux de passer des moments privilégiés avec leur père. De son côté, Geoffroy qui est très actif était souvent parti pour faire des périodes militaires…

Nous avons fait aussi beaucoup de voyages en famille. Maintenant que nos enfants ont quitté le bercail, nous partons tous les deux à l’aventure. Ces derniers temps, fin octobre 2008, nous sommes allés pendant une semaine, faire une marche dans le désert égyptien, avec un aumônier. Notre groupe était composé d’une vingtaine de personnes, dont certaines, en chemin vers la foi. Le cadre du désert est un lieu propice pour se rapprocher de Dieu. Puis à la suite de ma rencontre fin janvier 2009, nous avons pu aller en Terre Sainte. Il a été particulièrement émouvant de marcher ainsi très concrètement, textes en main, dans les pas du Christ.