Harambee 10 ans au service de l'Afrique

En swahili, l’une des langues les plus parlées d’Afrique, « Harambee » signifie « tous ensemble », et c’est bien le leitmotiv de ce grand projet de solidarité. Lancé le 6 octobre 2002, lors de la canonisation de St Josémaria Escriva, l’association soutient financièrement des actions éducatives dans toute l’Afrique subsaharienne

Sur l'Opus Dei

Le jour de la canonisation du fondateur de l’Opus Dei à Rome, le comité d’organisation de la canonisation décide, en action de grâce pour ce bel évènement, d’entamer une action en faveur des plus pauvres en Afrique sub-saharienne. Harambee voit ainsi le jour, au cœur d’une foule de plusieurs centaines de milliers de personnes venues du monde entier.

39 projets dans 17 pays depuis 2002

Chaque année, cinq projets tournés vers l’éducation sont lancés. En  dix ans, Harambee a soutenu des actions « dans quasiment tous les pays d’Afrique sub-saharienne», déclare Marie-Noëlle, trésorière d’Harambee France, l’association française  partenaire d’Harambee International.

Marie-Noëlle est la déléguée d’Harambee International pour la France (deuxième en partant de la droite). Elle participe ici au congrès international des dix ans d’Harambee.

L’association est mue par deux certitudes fortes: d'une part, le développement de l’Afrique ne viendra que de l’intérieur, ce  sont les Africains eux-mêmes qui le mèneront à bien, d’autre part, les médias occidentaux  donnent parfois une vision décalée du continent africain.

En plus d’œuvrer concrètement en Afrique, Harambee promeut tous les deux ans le prix  international « communiquer l’Afrique ». Le prix Harambee fait partie de l’activité de communication et de sensibilisation de l’Association  visant à diffuser une image réelle de l’Afrique, libre des stéréotypes généralement utilisés par les médias : faim, guerre, sida etc… promouvoir l’image de l’Afrique  afin de sensibiliser le monde à une vision positive de l’Afrique.

Au Bénin, l’association a permis de fournir à une école le matériel informatique nécessaire pour l’enseignement. Les écoliers découvrent ainsi les joies de l’apprentissage par ordinateur.]

Sur le terrain, la priorité reste bien entendu l’école. Et les objectifs sont facilement atteignables : 5 euros suffisent pour offrir un livre scolaire, « acheté dans une librairie du pays, pour faire fonctionner l’économie locale », précise la responsable. Avec 50 euros, des professeurs peuvent suivre des formations et 18 euros financent la scolarité d’un élève pour une année entière !

Au Bénin, l’association a permis de fournir à une école le matériel informatique nécessaire pour l’enseignement. Les écoliers découvrent ainsi les joies de l’apprentissage par ordinateur.

Les six projets pour 2013 sont :

- Au Bénin : un projet de renforcement de l’éducation des 100 élèves de 8 à 15 ans

- Au Cameroun : la fourniture de 2000 livres pour cinq écoles des Hauts Plateaux

- Au Kenya : un projet pour l’amélioration de la formation professionnelle de 80 jeunes de 18 à 25 ans et 2 professeurs sans ressources

- Au Kenya : la formation professionnelle de 90 jeunes filles et 200 femmes dans le domaine de l’hôtellerie

- Au Mozambique : le soutien à la formation professionnelle et à la création de micro-entreprises pour 70 familles

- Au Togo : la création et la mise en marche d’un nouveau centre de formation professionnelle pour 70 élèves de 13 à 19 ans et leur 7 enseignants

« 2000 livres pour 5 écoles, c'est le projet  de cette année au Cameroun », explique Marie-Noëlle. « En règle générale, nos actions sont prévues pour une année, afin que les entités locales prennent le relais, et c'est le plus souvent ce qui arrive, ce qui n'empêche pas que, lorsque c'est souhaitable, nous reconduisions un projet. »

Cameroun, ce sont des dizaines de livres scolaires qui sont donnés aux écoliers d’une école de village. Sans le soutien logistique d’Harambee, jamais les écoliers n’auraient pu s’offrir ces manuels de base.

De multiples actions dans les écoles, afin de sensibiliser la jeunesse à la solidarité

Des institutions scolaires, tous niveaux confondus, mènent des actions pour soutenir Harambee. « Quand les plus jeunes réalisent qu’avec le prix d’une ou deux places de cinéma, ils peuvent offrir un livre à un écolier ou même sa scolarité entière, les élèves s’impliquent davantage », assure Marie-Noëlle.

Marie-Noëlle travaille à la recherche de fonds pour les actions d’Harambee. « Chaque don aussi infime soit-il est important », ne cesse-t-elle de rappeler.

Les plus grands s’activent en dehors de leur temps scolaire en faisant des paquets-cadeaux ou en aidant les clients des supermarchés à ranger leurs courses. Trois jeunes parisiennes ont ainsi passé plusieurs après-midis à aider les consommateurs à ranger leurs courses aux caisses d’un supermarché. « A la fin de la journée, nos tirelires pesaient trois kilos! »

Que ce soit dans le cadre scolaire, en menant une action conjointe entre plusieurs classes, ou entre amis en dehors du temps scolaire, les manières d’aider Harambee sont multiples et à la portée de tous. « Chaque don, même infime, est important et participe à la mise en œuvre de nos projets », rappelle Marie-Noëlle.

Marie-Noëlle se rend régulièrement sur place pour soutenir les projets et veiller à la bonne mise en marche des projets. C’est à chaque fois source de joie et de complicité avec les Africains qu’elle rencontre, des écoliers aux responsables en passant par les parents des enfants scolarisés.

Au cœur de Paris, de jeunes lycéennes françaises donnent de leur temps pour apporter des fonds à Harambee France. Elles contribuent ainsi à la mise en place des projets sélectionnés par l’association.

Informations :

Harambee France

8 rue Turenne 67000 Strasbourg

tel : 09 67 20 57 91

mail : harambee.france@free.fr www.harambeefrance.com

Dons possibles par chèque, virement et Paypal (via l’onglet « Faites un don » sur le site internet de l’association)